Lorsqu'un parent lève la main sur son enfant, c'est presque toujours le signe d'un ras-le-bol, d'une fatigue extrême ou d'un sentiment d'impasse. Pourtant, la claque n'a aucune vertu éducative. En plus d'être interdite par la loi, elle produit l'effet inverse de celui recherché.
Vous souvenez-vous de ce que vous ressentiez ?
Avant de chercher à corriger un comportement, faites ce court voyage dans le temps. Rappelez-vous ce moment précis, dans votre propre enfance, où vous avez reçu une claque (ou autre) de la part de vos parents.
Rappelez-vous la sidération. La piqûre de la joue, puis cette vague de chaleur qui monte au visage. Ressentez-vous encore l'humiliation profonde ? La colère impuissante face à quelqu'un de tellement plus grand que vous ? Et surtout, ce sentiment d'injustice et d'incompréhension ?
À cet instant précis, vous n'étiez pas en train d'apprendre une leçon de vie. Vous étiez simplement sous le choc, le cœur brisé par la personne qui était censée vous protéger. Vos enfants ressentent exactement la même chose aujourd'hui.
Pourquoi la claque ne fonctionne pas ?
La science et la psychologie du développement sont catégoriques : la violence éducative ordinaire ne transmet aucune règle.
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Elle n'enseigne pas le respect, mais la peur : l'enfant n'arrête pas son comportement parce qu'il en a compris l'interdit, mais pour éviter la douleur. Dès que le parent a le dos tourné, la tentation reste intacte.
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Elle bloque l'apprentissage : sous le choc ou la peur, le cerveau de l'enfant passe en mode survie. Les zones liées à la réflexion et à l'empathie se désactivent. L'apprentissage est impossible dans cet état.
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Elle valide la violence comme solution : la claque montre à l'enfant que lorsque l'on est plus fort, plus grand ou en colère, il est légitime de frapper pour se faire entendre.
Sortir de l'engrenage
Reconnaître l'inutilité de la claque n'est pas une invitation à la culpabilité, mais un point de départ pour faire autrement. Poser un cadre ferme et sécurisant ne nécessite ni cris ni violence physique.
Si vous vous sentez débordé(e) par la colère ou le comportement de votre enfant, le coaching parental permet de retrouver des outils d'apaisement, de comprendre les besoins profonds derrière les crises et d'instaurer une autorité bienveillante mais solide.
En attendant, si vous prenez conscience de l'inutilité de ces actes physiques mais que vous n'y résistez pas, je vous invite à vous excuser auprès de votre enfant après coup et lui dire que vous ferez tout pour ne plus jamais recommencer.